Prix de l’essence à la pompe – Consommateurs, réagissons !

Il ne se passe pas une semaine sans qu’on nous annonce au journal télévisé ou dans la presse écrite un nouveau record du prix de l’essence à la pompe.
Si ces diverses augmentations grèvent notre budget, nous nous sentons généralement impuissant et pour certains d’entre nous, nous le sommes réellement. Mais que faire lorsque nous n’avons pas les cartes en main ?

A l’étranger, on dit souvent des français qu’ils sont débrouillards, qu’ils cultivent le système D, ce qui les rend adaptables aux changements de situation.

Il est nécessaire, voir même vital pour la santé financières de certains ménages, de faire parler ce côté « débrouille » qui sommeille en nous.

Cet article se veut plus qu’un coup de gueule face à une industrie pétrolière qui accumule les bénéfices en nous considérant comme des vaches à lait.

Non, cet article se veut le fer de lance d’une réflexion profonde sur les solutions que nous pouvons apporter au quotidien. Nous attendons donc vos nombreux commentaires comme autant d’idées permettant de se soustraire de l’emprise des compagnies pétrolières.

Avant toute chose, un constat s’impose. Il est nécessaire que nous comprenions tous dans quelle situation nous sommes et combien nous sommes pris en otage par ces augmentations dont certains, comme Christine Lagarde actuellement, se demandent si elles suivent bien les lois du marché, au point de demander à la DGCCRF de lui faire un rapport.

Pourquoi le carburant est aussi cher?

De ce qu’il ressort des différentes analyses accessibles sur Internet, le prix de l’essence à la pompe est fonction du prix du baril de pétrole – plus particulièrement du baril de Brent qui sert de référence à la fixation des prix du pétrole au niveau mondial – et de la parité Euro/dollar. Hors, depuis le mois de mars, les différentes révolutions qui ont gagné le Moyen Orient ont entraîné une instabilité politique faisant craindre une baisse de la production de pétrole, agissant ainsi sur la monté des cours du baril. Mais cela ne suffit pas à tout expliquer.

Si aujourd’hui nous payons plus cher un litre de sans plomb 95 qu’au mois de juin 2008 (mois record) alors que le prix du baril de pétrole était pratiquement à 45$ de plus entre le record du 3 juillet 2008 et aujourd’hui, mercredi 11 mai 2011, c’est que la parité Euro/dollar s’est dépréciée et que nous payons plus cher nos importations de pétrole (1,57$ pour 1 € en juin/juillet 2008 – 1,44$ pour 1€ actuellement). Du moins, ce sont les hypothèses avancées par certains. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, avec un baril frôlant les 100$ et une parité de 1,42$ pour un euro, on retrouve la même situation que pendant la période du 25 septembre 2008 au 8 octobre 2008 où le prix du sans plomb 95 était à 1,26€ contre 1.55€ actuellement.

Vous trouverez sur le Net plein de courbes qui vous démontreront que sur deux semaines il est impossible d’établir une comparaison car plusieurs critères sont en jeux comme le prix du stock et la vitesse de destockage du carburant à l’ancien prix, entraînant un retard de traduction à la pompe lorsque le baril baisse. D’autres analystes vous diront, à l’image des études réalisées par l’INSEE que les marchés anticipent plus fortement et plus rapidement une hausse du prix du baril qu’une baisse. Autrement dit, à facteurs égaux, le marché nous est défavorable à la pompe.

Que dire de l’indicateur « Taxe » dont nous n’avons pas parlé mais dont il est intéressant de retenir les fluctuations. Chaque hausse du prix du carburant à la pompe s’est vue accompagnée d’une baisse des taxes. Chaque baisse par une remontée de celles-ci. Autrement dit, le gouvernement a la possibilité d’influer sur le prix à la pompe en cas d’envolée des prix comme c’est le cas actuellement.

Nous vous invitons pour plus d’informations sur ces fluctuations à aller consulter la page suivante : http://www.france-inflation.com/graph_super.php

Que dire dès lors de l’indignation du Président Nicolas Sarkozy face aux propos de Christophe de Margerie, PDG de Total, annonçant que le prix à la pompe allait s’acheminer de manière inéluctable vers les 2€ du litre ? Que dire de la demande de rapport de la ministre de l’économie Christine Lagarde à la DGCCRF afin de savoir le fin mot de cette envolée qui ne semble pas suivre les cours du marché ?

Parce que les envolées lyriques et l’agitation de bras des membres du gouvernement ne nous permettrons pas de sortir de cette impasse, nous nous devons de penser différemment, de changer nos habitudes.

Certaines initiatives ont vu le jour sur Facebook comme l’incitation au blocage des pompes, au boycott. Mais force est de constaté que ces mesures sont insuffisantes.  La situation s’inscrit dans la durée et le temps joue en faveur des compagnies pétrolières.

Comment payer moins cher son carburant ?

Vérifier le prix du carburant avant d’acheter

Parce qu’il n’est pas forcément possible de faire autrement pour certaines personnes, le passage à la pompe reste obligé. Pour ceux-là, nous devons les informer que le prix à la pompe n’est pas le même partout, fort heureusement, et qu’ils ont tout intérêt à consulter sur Internet avant d’aller acheter. Pour ce faire, une seule adresse qui reprend le prix des pompes sur toute la France : http://www.prix-carburants.gouv.fr/

C’est sûr que ce n’est pas une victoire mais c’est déjà un lot de consolation.

Le covoiturage, pas toujours simple mais efficace

Pour les personnes qui habitent à la campagne et qui ne peuvent pas faire autrement que de prendre leur voiture pour se déplacer, avec un peu

d’organisation, le covoiturage peut être une solution. Il ne s’agit pas de faire tous ses déplacements en covoiturage mais d’intégrer un certain pourcentage de ceux-ci dans le total de vos déplacements.

Si le covoiturage est restreint par le fait que vous n’avez pas de voisins ou que vous vous entendez mal avec eux, voici une adresse intéressante à consulter : http://www.covoiturage.fr/

Ce site donne également des astuces pour diminuer la consommation d’essence telles que couper son moteur pour les arrêts de plus d’une minute, éviter les petits trajets (qui cela dit en passant peuvent se faire à pied ou à vélo), surveiller le gonflage de ses pneus et conduire sans à-coup et moins vite.

Les transports en commun

Si vous avez la chance de vivre dans une agglomération où les transports en commun sont développés, nul doute que la voiture est un luxe. Il faut parfois se faire violence pour faire des économies. Acceptez de perdre le confort de votre voiture pour gagner en confort financier.

C’est le moment de vous acheter une carte de transport.

Le vélo, une valeur sure !

La démocratisation du vélo dans les grandes agglomérations est également un recours salutaire pour les petits trajets. Il a l’avantage d’être moins cher que les transports en commun et est généralement en libre-service 24h/24 pour ce qui est des vélos publiques. C’est le moment de pédaler car en plus de faire des économies, votre santé vous dira merci.

Si toutefois vous désirez être propriétaire de votre vélo plutôt que de devoir dépendre des vélos publiques, tournez-vous vers les associations de vélo dont certaines réparent et revendent des vélos à des prix plus que sympathiques. Voici quelques adresses :

http://www.droitauvelo.org/spip.php?article119

http://www.mdb-idf.org/spip/spip.php?rubrique43 (Calendrier des bourses au vélo en Ile-de-France)

Les centres EMMAÜS de votre communauté

http://www.velo-vintage.com/bikes.php# pour trouver des vélos vintage pas trop cher.

Faites-vous livrer

Si le fait de vous déplacer coûte plus cher que de vous faire livrer, n’ayez pas de scrupule. De plus en plus de services de livraison à domicile vous sont proposés.  Hormis dans les coins les plus reculés de la France où vous ne pourrez pas faire l’impasse sur un déplacement, la livraison vaux parfois mieux.

Pentone, va vous dit quelque chose ? C’est le moment de se cultiver !

Il s’agit d’un moteur à eau, du moins d’un système qui génère de la vapeur d’eau qui se mélange à l’essence pour obtenir plus de son moteur en consommant moins et en rejetant moins de CO².

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *